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Robot logistique : comment choisir un robot logistique pour automatiser la préparation de commandes et optimiser son entrepôt

Robot logistique : comment choisir un robot logistique pour automatiser la préparation de commandes et optimiser son entrepôt

Robot logistique : comment choisir un robot logistique pour automatiser la préparation de commandes et optimiser son entrepôt

Automatiser la préparation de commandes avec des robots logistiques n’est plus réservé aux géants de l’e-commerce. Coûts de main-d’œuvre en hausse, pénurie d’opérateurs, exigences de livraisons J+1 ou J0 : le modèle d’entrepôt « tout manuel » atteint ses limites. Mais entre AMR, AGV, systèmes goods-to-person et robots de picking, comment s’y retrouver et surtout, comment choisir la solution adaptée à son entrepôt sans se tromper d’investissement ?

Pour les directeurs logistiques, responsables d’exploitation et dirigeants industriels, le sujet n’est plus “Faut-il robotiser ?”, mais bien “Par où commencer, avec quoi et à quel niveau d’automatisation ?”.

Pourquoi les robots logistiques s’imposent dans les entrepôts

Le contexte marché pousse clairement vers l’automatisation. Quelques tendances structurantes :

Dans ce contexte, les robots logistiques ne sont pas seulement une réponse “techno”. Ils deviennent un levier stratégique pour :

Encore faut-il choisir la bonne brique robotique en fonction de son activité. Le marché est riche, parfois confus, et les discours marketing ne facilitent pas la décision.

Panorama des principaux types de robots logistiques

Avant de parler critères de choix, il est utile de clarifier les grandes familles de solutions disponibles pour la préparation de commandes et l’optimisation d’entrepôt.

1. AMR (Autonomous Mobile Robots) de transport

2. AGV (Automated Guided Vehicles)

3. Systèmes goods-to-person (GTP)

4. Robots de picking / bras robotisés

5. Solutions de tri automatisé robotisé

Dans les faits, les projets les plus performants combinent souvent plusieurs briques : par exemple, un système goods-to-person pour le cœur de picking, complété par des AMR pour la consolidation et l’acheminement en expédition.

Les 7 questions clés à se poser avant de choisir un robot logistique

Le bon robot n’est pas celui qui a la vidéo la plus impressionnante, mais celui qui répond précisément à un besoin opérationnel. Une grille de lecture simple consiste à se poser, dans l’ordre, les questions suivantes.

1. Quel est le processus que je veux automatiser en priorité ?

Focalisez-vous sur un processus cible, plutôt que sur “l’entrepôt en général” :

Une cartographie des flux et des temps passés par tâche permet d’identifier les gisements de gains : déplacements, recherches de produits, manutentions, attentes…

2. Quels sont mes volumes, mon profil de commandes et ma saisonnalité ?

Un système goods-to-person dimensionné sur un pic x10 ne se pilotera pas de la même manière qu’un parc d’AMR que l’on peut renforcer temporairement en leasing, par exemple.

3. Quelles sont les contraintes de mon bâtiment ?

Certaines technologies nécessitent des aménagements lourds (racks spécifiques, mezzanines, sols parfaitement plans), quand d’autres (AMR notamment) s’insèrent dans un environnement existant avec un minimum de travaux.

4. Quelle est ma maturité SI (WMS, ERP, TMS) ?

Un robot logistique ne travaille pas seul : il dialogue avec le WMS, parfois avec l’ERP et le TMS. Points à clarifier en amont :

Une intégration SI sous-estimée est l’une des principales sources de dérive de planning et de budget.

5. Quel niveau de flexibilité / évolutivité est nécessaire ?

Les systèmes “légers” (AMR, cobots, tri mobile) offrent une meilleure portabilité. Les systèmes plus lourds (shuttles, GTP rigides) sont très performants mais plus difficiles à déplacer.

6. Quel modèle économique et quel horizon de ROI sont acceptables ?

Au-delà du prix catalogue, il faut raisonner en coût total de possession (TCO) :

De plus en plus d’offres proposent des modèles “Robot-as-a-Service” (facturation à l’usage ou au mois). Intéressant pour absorber des pics ou limiter l’investissement initial, à analyser selon votre volatilité de volumes et vos contraintes financières.

7. Quel sera l’impact sur l’organisation et les compétences ?

Un projet robotique transforme les métiers :

Intégrer très tôt les RH, la prévention et les représentants du personnel évite de découvrir trop tard que l’organisation n’est pas prête à absorber l’automatisation.

Une démarche en 5 étapes pour sélectionner et déployer un robot logistique

Au-delà du choix technologique, ce qui différencie un projet réussi d’un projet en difficulté, c’est la méthode. Voici une trame opérationnelle.

1. Diagnostiquer l’existant avec des données factuelles

L’objectif n’est pas de “faire plaisir à la techno”, mais de cibler clairement les objectifs : +X % de lignes/heure, -Y % d’erreurs, -Z % de km parcourus par opérateur.

2. Définir le cas d’usage prioritaire et le périmètre pilote

Inutile de commencer par le flux le plus compliqué. Sélectionnez :

3. Consulter le marché avec un cahier des charges orienté performance

Évitez les cahiers des charges trop descriptifs du type “je veux 10 robots de telle référence”. Privilégiez :

Demandez aux intégrateurs et fournisseurs de proposer une solution globale (robot + logiciels + intégration) avec engagement sur des niveaux de service réalistes.

4. Prototyper et piloter sur site

Le POC (Proof of Concept) et surtout le pilote sur site sont essentiels :

Un pilote bien construit permet d’ajuster les paramétrages (algorithmes de missions, règles de priorité, interfaces opérateurs) avant un déploiement élargi.

5. Déployer progressivement et industrialiser le support

Le passage à l’échelle doit être structuré :

C’est aussi à ce moment que l’on peut orchestrer la montée en puissance d’autres technologies complémentaires : WMS plus avancé, outils d’ordonnancement, solutions de préparation vocale, etc.

Indicateurs de performance à suivre pour piloter la robotisation

Sans indicateurs, difficile de juger objectivement de la pertinence d’une solution robotique et d’optimiser son réglage. Quelques KPI incontournables :

Mettre ces indicateurs à disposition en temps réel ou quasi réel (tableaux de bord, écrans en atelier, rapports automatiques) est un facteur clé pour ajuster rapidement les règles de pilotage.

Exemple de cas d’usage : d’un entrepôt manuel à un modèle hybride robotisé

Un distributeur B2B de fournitures industrielles (15 000 m² d’entrepôt, 25 000 références, 5 000 lignes/jour) souhaitait gagner en productivité et réduire les erreurs de préparation, en particulier sur le canal e-commerce en forte croissance.

Situation initiale :

Dispositif mis en place :

Résultats après 6 mois :

Le choix des AMR – plutôt qu’un système goods-to-person plus structurant – a été guidé par la volonté de limiter les travaux sur le bâtiment et de garder la flexibilité de réaménager l’entrepôt à moyen terme.

Quelques bonnes pratiques pour sécuriser un projet de robot logistique

Pour terminer, quelques enseignements tirés des retours d’expérience terrain.

Automatiser la préparation de commandes avec des robots logistiques n’est ni un gadget, ni une baguette magique. C’est un projet d’entreprise à forte dimension opérationnelle, qui peut transformer en profondeur la performance d’un entrepôt – à condition de partir des besoins, des flux et des données, et non de la technologie elle-même.

La bonne question n’est donc pas “quel robot choisir ?” au sens catalogue, mais “quel robot, dans quel rôle précis, avec quel modèle opérationnel et économique ?”. Une fois cette grille posée, le marché actuel offre suffisamment de solutions matures pour faire de la robotisation un levier concret de compétitivité logistique.

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